mercredi 22 avril 2009

Alain Soral débat avec Tareq Oubrou sur le thème: " Français, musulman et patriote "


Egalité & Réconciliation Aquitaine organisait le samedi 18 avril à l’Athénée Municipale de BORDEAUX, une conférence sur le thème de l’Islam et du patriotisme français. Pour cet évènement, ER Aquitaine avait le privilège de recevoir en tant qu’intervenants, Tareq Oubrou, théologien et recteur de la mosquée de Bordeaux et Alain Soral, sociologue et Président de l’association Egalité et Réconciliation. Un débat avec le public suivait les interventions de nos invités. En voici des extraits en vidéo.

" Français musulman et patriote,
pourquoi la gauche antiraciste
et la droite islamophobe n'en veulent pas ? "



lundi 20 avril 2009

Réponse d'Alain Soral à l'appel lancé par Dieudonné M'Bala M'Bala en vue de constituer une liste en Ile-de-France aux élections européennes du 7 juin


Mon cher Dieudonné,

J'ai entendu haut et clair ton vibrant appel à l'union de tous les insoumis pour une liste en Ile-de-France aux élections européennes.

S'il s'agit de lutter contre le communautarisme, j'ai longuement écrit sur ses dangers dans plusieurs de mes livres, j'en suis !

S'il s'agit de s'opposer au sionisme, soit, non seulement de critiquer la politique de cet Etat étranger de moins en moins respectueux des fameux "droits de l'homme", mais aussi, et surtout, de dénoncer les ingérences chaque jour plus voyantes et pesantes du lobby pro-sioniste français dans les affaires de notre pays; agissements qui ne manquent pas d'avoir des conséquences néfastes, tant au regard des principes républicains que sur notre politique étrangère, j'en suis aussi !

Et comme ces deux axes de campagne ne sauraient constituer, à eux seuls, un programme électoral pour un scrutin européen, permets-moi d'y ajouter encore explicitement :

la lutte contre ce marchepied du totalitarisme marchand mondialiste, qu'est en réalité l'Union Européenne, pour une authentique Europe des Nations et des peuples pratiquant, sur le plan économique, ce protectionnisme raisonné appelé de ses vœux par Emmanuel Todd...

Sans oublier, bien sûr, la défense de la liberté d'expression la plus absolue. Une liberté bafouée et bâillonnée chaque jour plus durement en France par les groupes de pression communautaires. Autant de lobbies raciaux, confessionnels ou sexuels agissant au détriment de l'intérêt général, qui nuisent gravement au fonctionnement démocratique de notre pays; ce qui n'est pas sans rapport avec les thèmes de campagne précédemment choisis !

Quant à savoir quel sera mon rang et ma place sur cette liste d'authentiques résistants, et si l'association que je préside - à savoir Egalité & Réconciliation - sera présente ou non à mes côtés et à quelles conditions, je te propose que nous en discutions entre insoumis de tous bords intéressés à ce projet, sans exclusive et sans délai.

Bien à toi courageux et talentueux combattant !

Alain SORAL
Ecrivain et président d'Egalité & Réconciliation

La Beauté vue par Alain Soral


Alain Soral dans le magazine (non recommandé) Gloss, été 2004

Rêverie métaphysique sur l’identité, deuxième partie

Reprenons au point où nous en étions arrivés : Si la nation est un individu, elle a une essence qui en constitue l’identité. Mais cette essence peut être conçue comme sa destination (cause à la fois formelle et finale) à laquelle elle n’a pas encore abouti, plutôt que comme une constante présente en elle depuis le début. Autrement dit, comprendre l’identité nationale, ce n’est pas tant rechercher dans un passé immémorial une origine à laquelle il faudrait être fidèle — c’est bien davantage scruter à partir de la trajectoire nationale ce vers quoi un peuple s’achemine, ce à quoi il est promis, ce à quoi il se destine.

Mais est-il vrai que tout développement historique se fait dans le sens du déploiement de l’essence, de son actualisation progressive ? Est-il certain, comme le croit Hegel, que l’histoire est le dévoilement progressif de l’essence de chaque peuple dans sa vérité, et globalement de l’humanité même ?

Sur cette question, le modèle de notre conception de la Nation ne doit pas être la philosophie hégélienne de l’histoire, trop mécanique dans son déroulement, mais peut-être plutôt l’idée que l’Eglise Catholique s’est faite de son propre devenir. Comme le rappelle Pierre Magnard dans son livre Pourquoi la religion ?:
« C’est au Ve siècle, avec Vincent abbé de Lérins, que la notion de “tradition”, prend une valeur opérationnelle décisive. En son opuscule le Commonitorium, Vincent tente de répondre à la question suivante : “Existe-t-il une méthode sûre, générale et constante, grâce à laquelle on puisse discerner la véritable foi catholique d’avec les mensonges de l’hérésie ?” Il suffit, répond-il, de s’appuyer sur l’Ecriture et, dans l’explication de celle-ci, sur la “tradition”, c’est-à-dire sur “ce qui a été cru partout, toujours et par tous [quod ubique, semper et ab obmibus creditur]”. Ce principe mis en œuvre lui permet de rendre raison de la condamnation d’un certain nombre d’hérésies. Cette passation dans son intégrité et son intégralité du dépôt de la foi n’exclut pas un certain “progrès” dans l’intelligence du dogme, progrès qui n’a rien d’une altération : “Le progrès c’est que chaque chose se développe en demeurant elle-même ; le propre de l’altération c’est qu’une chose se change en une autre.” L’Eglise est comme une personne : elle grandit de façon continue, elle a une enfance, une jeunesse, une maturité, mais c’est la même, qui a la même foi. Ainsi en est-il du dogme chrétien : “Les années le fortifient, le temps le développe, l’âge le rend plus vénérable.” »

Ce texte est particulièrement lumineux en ceci que, d’une part, il admet en quelque sorte un dévoilement progressif de la vérité dans l’Eglise — un « développement dogmatique », selon la formule du Cardinal Newman — sans poser pour autant que ce déploiement soit automatique ni que la déviation soit exclue. L’hérésie est une possibilité toujours ouverte, et elle consiste, pour Vincent de Lérins, en une adultération, en un devenir par lequel l’Eglise, au lieu de devenir toujours plus elle-même, devient au contraire de plus en plus étrangère à soi.

Ce qui protège l’Eglise de l’hérésie, selon Vincent de Lérins, c’est la tradition, entendue, selon la formule de Pierre Magnard, comme « passation dans son intégrité et son intégralité du dépôt de la foi ». Ce « dépôt de la foi » est conçu non comme une chose morte et fixée à jamais, mais comme une semence toujours vive qui enfante sans cesse, qui peut produire sans relâche de nouvelles branches ou de nouveaux fruits sans devenir jamais étrangère à soi.

Ainsi peut-on admettre que l’essence est à venir, ou se dévoile et s’actualise de plus en plus dans la chose qu’elle travaille de l’intérieur, « comme l’aimé attire l’amant », selon le mot d’Aristote caractérisant Dieu comme « premier moteur ». Mais cette inquiétude suscitée en chaque chose par l’appel de son essence, qui tend à l’arracher à sa présente condition, peut aussi induire un mouvement d’égarement et de perdition. Une fois arraché au repos, on peut rouler à l’abîme. De telle sorte que la seule manière d’advenir vraiment à soi — de se tenir fermement orienté vers son essence la plus propre —, c’est de se guider, en répondant à cet appel provenant de l’avenir, sur l’équivalent, dans le domaine qui nous intéresse, de « ce qui a été cru partout, toujours et par tous ».

Car enfin, notre propos n’est pas ici de traiter de religion, mais d’identité — identité de l’individu, identité régionale ou nationale. Nous reviendrons plus tard sur l’articulation de l’une et de l’autre chose. Pour l’instant, tirons de Vincent de Lérins l’idée selon laquelle, pour advenir à soi, il faut assumer une tradition, tradition dont le propre est d’être transmise et reçue.

Pierre Magnard, dans le même livre, présente la notion de transmission par contraste avec celles de tradition et transformation :
« Transmission. Ce mot traduit le latin translatio, souvent usité dans le syntagme translatio imperii, qui désigne la passation continue du pouvoir afin d’assurer la pérennité de l’empire. Cette passation s’effectue dans la reproduction de gestes inauguraux qui constituent toute l’effectivité de ce pouvoir. Il s’agit, on le comprend, d’une affaire de fondation ou de re-fondation. Le geste inaugural évoque l’origine qui se cachait dans le commencement, il en est la reprise, la réactualisation. C’est bien une affaire d’autorité qui se perpétue à la faveur de ce déplacement d’origine. Ces gestes sont ceux du prince dans l’exercice de ses fonctions, qui perpétuent le rituel sacerdotal de celui qui est prêtre et roi, mais ils sont aussi ceux du père de famille en charge du domaine qu’il s’agit de transmettre aux générations futures, ceux des magistrats en charge de la cité, ceux des maîtres en charge d’un savoir ou d’un savoir-faire. »

Reprendre le legs du passé en le recréant, en l’assumant comme une tâche à accomplir, comme ouvrant un horizon plutôt qu’il ne borne la liberté, voilà à quoi nous sommes appelés.

Le même Hegel, qui voit en l’histoire le déploiement progressif de l’essence dans le phénomène, surmontant leur opposition, et qui par conséquent voit à bien des égards l’essence comme chose future, comme vocation qui nous appelle depuis l’avenir, est aussi l’auteur de cet aphorisme sidérant :
« L’essence, c’est l’être passé, mais intemporellement passé. »

Cette formule insolite reprend d’ailleurs l’intuition fondamentale d’Aristote qui définit l’essence « to ti èn einai », « ce que l’être était », forme passée qui ne renvoie à aucun temps révolu, mais qui donne à entendre que les vérités essentielles sont toujours représentées par des mythes renvoyés à un passé primordial, un passé qu’on ne saurait dater, un temps d’avant le temps.

Et tel est aussi notre rapport à l’identité ou à l’essence nationale : nous cherchons la vérité de notre avenir le plus propre dans un récit d’origine, dans la mémoire de l’Histoire. Ce faisant, nous nous trompons et nous ne nous trompons pas : nous sommes dans l’erreur quand, après avoir tâché d’identifier les « bons et anciens usages », nous croyons que toute évolution est déviation, voire hérésie. Mais nous avons raison en ceci, que seule la réappropriation de l’esprit de nos ancêtres — l’équivalent national de ce qu’est pour l’Eglise « ce qui a été cru partout, toujours et par tous » — peut nous guider dans le déploiement vivant de l’essence nationale, « progrès qui n’a rien d’une altération », pour la préserver de la déchéance et de l’aliénation.

Voici, résumée en trois points, quelle est notre thèse politico-métaphysique :

[1] Que l’essence de l’homme n’est pas son appartenance à une espèce animale, que l’homme n’est pas non plus une « existence qui précède l’essence », mais que son essence est ce qui ne se révèle que dans l’homme intégral, pleinement développé, « trois fois homme », selon le mot de Charles de Bovelles définissant le Sage — homme par la naissance, homme par la maturité du corps et homme par le plein déploiement de l’esprit, ou sagesse ;

[2] Que l’essence de l’homme ne se déploie qu’à condition d’assumer pleinement l’héritage de la tradition dans laquelle il est ancré par son histoire individuelle et familiale (l’essence est une identité future, ou destination, vers laquelle on ne peut s’orienter sans se réapproprier son passé) ;

[3] Qu’il y a, si l’on peut risquer ce terme, une forme de « spiritualité profane », ou « naturelle », qui consiste dans le réenracinement régional et national — autrement dit, que pour accéder à un premier degré de la perfection dont il est capable, l’homme doit commencer par s’élever à la hauteur de son identité comme membre et héritier d’une communauté culturelle régionale et nationale ;

[4] Que, pour aller plus avant, c’est-à-dire surmonter encore ce qu’a de limité ce processus d’incarnation de l’essence culturelle régionale et nationale, il faudrait aller au-delà du registre proprement politico-métaphysique et passer à l’ordre surnaturel de la religion — « spiritualité sacrée », ou « surnaturelle ». Cette spiritualité-là n’est pas notre affaire, à Egalité et Réconciliation, non pas au sens où nous voudrions la nier, mais parce que notre œuvre à la fois éthique et politique s’achève sur le parvis du temple, Eglise ou Mosquée, qu’importe, selon l’inspiration qui touchera tel ou tel, s’il aspire à répondre à cet appel.

Ainsi, la pratique politique, le militantisme, n’est-il pas à concevoir, selon nous, comme un pur acte d’abnégation, de don de soi, de renoncement au service d’une bonne cause. C’est aussi, telle que nous percevons cette praxis, un moyen, pour parler comme Spinoza et ses commentateurs, d’« augmenter notre puissance d’agir, de sentir et de penser » — non pas déjà de nous sanctifier, mais au moins d’accéder à un certain degré de la perfection humaine.

Le militant qui assume cette perspective métaphysique sur l’identité nationale est empli de ce que Barrès appelait l’« énergie nationale », non par l’effet d’un enthousiasme tout subjectif, mais parce qu’il renoue réellement ainsi avec ses propres racines, avec la terre nourricière où il plonge ces racines.

Tel était notre second point, sur la manière dont l’individu se réconcilie avec son avenir le plus propre, avec son destin, sa vocation, en se replongeant dans la tradition — sans devenir pour autant plus passéiste, plus nostalgique qu’il ne faut. Car enfin, la seule nostalgie qui vaille, le seul appel auquel il faille prêter l’oreille, ce n’est pas le chant des sirènes, mais l’appel d’Ithaque, la convocation au Lieu Naturel, à la véritable patrie, qui, quoi qu’elle soit ici même, a encore le caractère d’une Terre Promise.

Sébastien Rouen - E&R

Compte-rendu de la conférence de Pierre-Henri Bunel

Le 8 avril 2009, le Club de la Cité recevait le Commandant Pierre-Henri Bunel à l'occasion d'une conférence portant sur l'américanisation et la globalisation. Ancien officier de renseignement, artilleur de formation, américaniste et arabisant, observateur de l'ONU en Israël-Palestine, ayant participé à la Guerre du Golfe (1990-1991) et à la Guerre de Bosnie (1995), il fut médiatisé un temps après été condamné à la prison ferme pour avoir transmis à un officier serbe les plans de frappe de l'OTAN sur la Serbie en 1998. Depuis sa libération il publia une série d'ouvrages et d'articles consacrés aux "Crimes de guerre de l'OTAN" ou aux "Menaces islamistes". Depuis le 11 septembre 2001, il s'est rapproché de Thierry Meyssan et rédigea un des chapitres du "Pentagate". E&R Nice-Nissa était présent.

Avant de commencer la conférence à proprement parler, P.H. Bunel présenta son parcours professionnel et son positionnement politique. "Je ne suis ni de droite, ni de gauche. Je me sers de mes deux jambes, la droite et la gauche, pour avancer et je ne vais jamais là où l'on me force à aller" précisa-t-il. Puis ajouta : "Actuellement, le courant dont je me sens le plus proche est Debout la République et son président Nicolas Dupont-Aignan, mouvement dont je suis adhérent".

Attaché à une tradition d'analyse géopolitique associant Histoire, Economie et Géostratégie, il remonta à la fondation des Etats-Unis et à la guerre d'Indépéndance, puis fit un long développement sur la politique étrangère américaine depuis le 19ème siècle jusqu'au retour de la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Ce rappel historique très didactique, fut agrémenté de nombreuses anecdotes sur son parcours de militaire et de diplomate français tant au Prôche-Orient que dans les Balkans. Il évoqua l'existence de véritables camps de concentration sur le territoire israélien, dont celui de Qeziost, dont les détenus palestiniens sont capturés lors de rafles clandestines - rappelant les tristement célèbres opérations "Nuit et brouillard"... Il interpella également le public attentif et curieux - de nombreuses questions furent posées tout au long de la conférence - au sujet de la livraison aux Emirats Arabes Unis par la France de missiles de croisière de dernière génération, de type Black Shahin, dérivés des missiles français Apache. Selon P.H. Bunel, ces missiles ont pu être livrés depuis au Pakistan, voire à l'Iran, ce qui permettrait au "Pays des Purs" de disposer de vecteurs à haute performance capables de frapper tant les Saouds, que les intérêts américains dans le Golfe ou bien encore... Israël...

Il rappella également son amitié sincère envers le peuple américain "chaleureux et attachant", au sein duquel il a conservé de nombreux contacts, notamment des militaires. Mais il ne se fait aucune illusion vis à vis des élites de Washington, oeuvrant contre leur peuple et contre l'Humanité, et dont il faut toujours se méfier, l'Histoire l'ayant maintes fois démontrée...! Pour lui, la subversion états-unienne en Europe n'est pas incarnée par la Perfide Albion comme le pensent souvent les Nationalistes et les Gaullistes, mais par l'Allemagne, véritable cheval de Troie de l'Euratlantisme. La fin du couple franco-allemand initié par De Gaulle - dont le dernier avatar était la position courageuse du gouvernement Schröeder en 2003 aux côtés de Paris et de Moscou, est une nouvelle avancée de l'hégémonie états-unienne en Europe.

Son réseau d'amitié s'étend également au monde arabe, depuis son détachement en Jordanie et ses missions en Palestine ou dans le Golfe, mais aussi en Serbie, pays fier et courageux, dont il prit la défense avec honneur... engagement qui lui coûta cher comme nous le savons.

Une question du public porta sur la récente "affaire Chauprade" et son lien avec l'"affaire Bunel", dix ans plus tôt. Réponse du conférencier : "Je ne peux pas parler à la place de Chauprade".

A l'issue de son intervention, il se livra à une séance de dédicace. Nos amis de la Librairie du Paillon installèrent pour l'occasion un stand à l'entrée de la salle sur lequel on pouvait retrouver le livre "black-listé" d'A. Chauprade consacrée au 11-9, le dernier Emmanuel Todd ("Après la Démocratie") ou encore les ouvrages de Pierre Hillard.

Bref, vous l'aurez compris, ce personnage brillant, sympathique et attachant, s'inscrit dans l'Axe du Bien, celui de la Résistance au Système aux côtés d'Alain Soral, de Dieudonné, de Thierry Meyssan, de Pierre Hillard, d'Aymeric Chauprade, d'Emmanuel Todd, de Nabe, de Michel Collon ou encore de Johan Livernette.
A l'Honneur et l'Insoumission !

Tristan - E&R Nice-Nissa

Après la République...

Dans un nouvel élan d’agitation épileptique, Sarkozy a demandé à Yazid Sabeg de faire des propositions en tant que « commissaire à la diversité et à l'égalité des chances » (poste obtenu suite au désistement de Malek Boutih…)

Qui est Yazid Sabeg ? Un homme d’affaires, dirigeant la société de services en ingénierie informatique CS (dont la majorité des activités concerne les domaines de la sécurité et de la défense). Soi-disant musulman, en fait franc-maçon, il s’intéresse à la politique via le centriste Eugène Claudius-Petit, le dirigeant, pendant 21 ans, de la SONACOTRA (principal gestionnaire de foyers de travailleurs migrants en France, aujourd’hui ADOMA). Il est membre de clubs de réflexion mondialistes comme l’Institut Montaigne (créé par Claude Bébéar, président du conseil de surveillance du groupe AXA) ou de l’IRIS et proche de diverses organisations ouvertement sionistes. Zélé promoteur de la discrimination positive, il fonde en 2002, son propre club, la Commission Laïque pour l'Égalité (CLÉ), avec l'aide de François-Aïssa Touazi, chargé de mission chez AXA (eh oui encore AXA) et ancien conseiller de Philippe Douste-Blazy (le parrain d’un des enfants de Yazid Sabeg) : on reste en famille… Pas mal pour des partisans de la diversité…

À noter que ce bon Yazid fut mis en examen en mai 2002, pour « exportation sans déclaration de marchandises prohibées » (on se demande lesquelles…) vers l'Angola, avant d'obtenir un non-lieu en 2004.

Ce rapport « sur la promotion de la diversité et de l'égalité dans le pays » compte « plusieurs dizaines de recommandations qui visent les domaines de l'éducation, de l'emploi, de la politique globale de renouvellement urbain, du programme de lutte contre les discriminations et de promotion de la diversité dans l'entreprise, les médias, et la vie publique » précise Yazid Sabeg.

Sur la centaine de pages du rapport, quatre sont consacrées à la « mesure de la diversité ». Pour Yazid Sabeg, mesurer la diversité ne signifie pas classer les personnes interrogées dans des catégories ethno-raciales, comme cela se fait aux États-Unis, mais les questionner sur leur sentiment « d'appartenance à une communauté » : concept aussi dangereux qu'anglo-saxon pour un pays comme la France.

Qu'est-ce-que c’est encore que cette histoire de « communautés » ?
Qui va fixer la liste des communautés auxquelles on peut prétendre appartenir ?
Y aura-t-il un cahier des charges pour définir son appartenance à l’une d’elles ?
Et si je ne suis pas noir et que je veux, à tout prix, faire partie de la communauté « noire », aurais-je droit à une dérogation ?

Prenons l’exemple de Dieudonné : à quelle communauté appartient-il ?
Bretonne ? Camerounaise ? Antillaise ? Noire ? Métisse ?

À quelle communauté appartient la majorité des Français qui sont, petit rappel : caucasiens, de confession chrétienne et d’orientation hétérosexuelle ?

Ces manœuvres hasardeuses sont antirépublicaines et constituent une étape supplémentaire dans l’effondrement du sentiment d’appartenance à une nation, censée être une et indivisible ! En jouant ainsi avec des concepts étrangers, l’apprenti sorcier de l’Élysée, fidèle à son obsession mondialiste, poursuit son projet de confettisation de la France !

Le projet de Concorde Nationale proposé par Égalité et Réconciliation se relevant de par sa cohérence, sa fidélité au contrat républicain et à l’esprit français, le seul à pouvoir sauver le pays de la babélisation et de ses conséquences tragiques.

James G - E&R

Jet vain

Du sommet du G20 tenu à Londres la semaine passée la sommité du Figaro, Etienne Mougeotte, a claironné à la Une de son journal ces propos Allegro molto: « les chefs d’orchestre bousculés d’un monde en ébullition ont eu le grand mérite d’écrire à Londres les premières mesures de la symphonie du nouveau Monde ».

Sans doute, Anton Dvořák, musicien tchèque, l'auteur de la Symphonie du Nouveau Monde, avait-il lui aussi, plus modestement, voulu traduire son éblouissement devant sa découverte d'un nouveau monde : l’Amérique.

A talent moindre, exaltation moindre.
Il semblerait que le sommet de la hiérarchie de la Pyramide dorée illuminât(i) l'esprit supérieur de M. Mougeotte d'un éblouissement plus grand encore que celui ressenti par ce passionné de chemins de fer qu'était Dvořák, qui s'enthousiasmait naïvement, devant les locomotives de la Western Union, et la mécanique complexe des bateaux à vapeur dans le port de New York.

Cette symphonie était un d'homme simple, un génie universel mais aussi un farouche partisan des idées nationalistes, un militant pour la culture des pays de Bohême. Ceci explique l'ostracisme dont a été victime Dvořák de son vivant, et en particulier de la part de la critique française, déjà obtuse servile et haineuse, qui fustigea,"l'inspiration nègre" de la Symphonie n° 9 !
Est-ce cette même inspiration, qui inspire aujourd'hui à M. Mougeotte son enthousiasme symphonique?
Quoiqu'il en soit, rarement battage de cymbales et retentissements des cuivres furent aussi intenses et unanimes: radios, télés, "grands" journaux, tous les instruments à vent du Vieux Monde rivalisèrent de superlatifs.

Le soi-disant "Incroyable succès du G20" signe avant tout, la défaite de tous les États-nations et de la protection qu’ils ont offerte jusqu’ici à leurs peuples.
On peut dire que :
1°) l'hégémonie des États-Unis sur le monde entier en est sortie renforcée. Obama c'est juste un changement de look, pas un changement de ligne stratégique.
Paraître plus désireux d’écouter, de dialoguer et de comprendre le reste de la planète que son prédécesseur (c'est pas difficile), mais imposer à tous que ce qui est bon pour les USA soit considéré comme bon pour le reste du monde.

2°) les 20 chefs d'État et de gouvernement se sont mis d'accord pour confirmer le dégagement de 1100 milliards de dollars — plus de deux fois le budget annuel de la France — s'intégrant dans un ensemble évalué à 5000 milliards de dollars pour "un plan global pour un redressement", "un large soutien à nos systèmes bancaires afin de garantir les liquidités et recapitaliser les institutions financières, et régler définitivement le problème des actifs dépréciés." Cité par Informations Ouvrières.

3°) le bla-bla sur les paradis fiscaux pour amuser la galerie : d'aucuns se laissent illusionner par les discours enflammés d'Obama, Sarkozy et Compagnie contre ces fameux paradis. Vilipender "les paradis fiscaux", c'est comme si, dans un assassinat, on accusait.... le revolver!

Mais pour compenser ces milliers de milliards de dollars engloutis dans ces "hedges Fund", ces produits financiers pourris, on va continuer à détruire par millions les emplois dans les services publics et licencier à tout va dans le privé.
Fermer les écoles, les hôpitaux, réduire encore plus à la misère et au chômage* les vrais producteurs de la richesse véritable, enfermer la vie vivante, étouffer l'intelligence créative, le savoir-faire immémorial, dans les coffres-forts des banques centrales pour enrichir un peu plus ces spéculateurs, ces licencieurs, tous les accapareurs, toute la Vermine dorée du Vieux monde.

On voit déjà des banques américaines ayant profité de l'aide publique pour renforcer leur capital rachetant le même type d'actifs toxiques qui les ont mises en difficulté, avec, bien sur, le soutien de l'État.
Un G20 du Capital donc, un G20 ennemi du Travail, pour remettre en route leur mécanique en perdition, pour "relooker" un système économique défaillant et mortifère, pour écrire en lettres de sang, les dernières mesures de la marche funèbre du Vieux Monde.

Alors qu'attendons nous pour la porter en terre, cette charogne qui empuantit la terre de ses miasmes toxiques?
Pourquoi une puissante vague des travailleurs ne vient-elle pas nettoyer la Grève de tous ces détritus qui la souillent?
Écoutons un peu, l'opinion de ceux qui parlent au nom des opprimés:
Ségolène Royal :« la réunion du G20 devient crédible »
Martine Aubry :« Ce qui est surtout important maintenant, c'est ce que dit le président des États-Unis à l'Europe, à savoir que nous ayons des plans de relance et d'accompagnement social dignes de ce nom » ?
Le parti "communiste" "français", le NPA du Ruquier-révolutionnaire Besancenot et le Parti de Gauche du sénateur Mélanchon, dans un communiqué commun, ont critiqué les décisions du G20 comme, tenez vous bien, « symboliques » et « cosmétiques » !!!

Symboliques, cosmétiques, la destruction des économies, des nations, des travailleurs, d'un bout à l'autre de la planète pour satisfaire aux besoins d'une minorité de capitalistes et de voleurs?
Certainement pas, comme ne sera pas symbolique la destruction que subiront un jour, pas si lointain, tous ces appareils traîtres, partis et syndicats de la gauche corrompue, qui fait barrage contre le déchaînement de la puissante colère des masses.
Le Capital ne survit aujourd'hui qu'en faisant les poubelles du défunt mouvement ouvrier.
Et ce dernier ne continue de faire illusion que par le remplacement de la lutte des classes par l'antiracisme et le féminisme.

Félix Niesche - E&R